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chapitre trois ______ un nouveau départ

Elle ouvra les yeux. Tout était noir. Seul un mince filet de lumière passait au travers des volets et des rideaux. Elle se tourna, et sans grande surprise, à ses côtés se trouvait Yûniko. Il avait grandement changé et était maintenant un très beau jeune homme.

Il était toujours brun, son visage s'était affiné et ses yeux étaient plus clairs. Il était là, à ses côtés, torse nu, à dormir comme un bébé. Il avait un torse bien formé pour son âge. Pour elle il était beau, pour tout le monde il l'était. Mais après toutes ces années il était plus comme un frère, presque jumeau, plutôt qu'un petit ami. Ils sont très proche, au point de dormir ensemble sans rien faire appart dormir. Yûniko avait quand même du mal de temps à autre à se contrôler, mais elle ne lui en voulait pas, elle ressentait la même chose par moment. Mais les réactions de Yûniko était rare par rapport à la beauté de la jeune fille. Elle avait pris de jolies formes, elle était simplement belle. Elle avait une poitrine bien formée et proportionnelle à sa taille. Elle avait une belle façon de s'habiller qui dérangeait les filles car elle plaisait beaucoup au garçon. Elle était encore en sous-vêtements lorsqu'elle sortit des draps et alla s'habiller.

Elle ressortit de la salle de bain toute propre, maquillée, coiffée et habillée. Elle portait un slim noir, un haut noir un peu décolleté et un gilet court noir par-dessus. Ses cheveux noirs, ondulés, tombaient sur ses épaules. Elle était maquillée de noir. Elle était belle.

Yûniko dormait encore dans son lit quand elle descendit à la cuisine pour déjeuner. Elle s'installa à table, qui était garnie de nourriture et trouva un mot. Elle le prit et le lit.

"Ma grande, je sais que tu seras la première debout et c'est pour te faire plaisir que je t'es préparé la table. Tache de te faire aussi belle que d'habitude et garde la tête haute. Bonne rentrée à ce soir.

Layuna"


Layuna, la mère de Yûniko, malgré toutes ces années n'avait pas vraiment changé. Seules quelques rides c'étaient aventurées sur son visage. C'était une femme féminine mais pas provocatrice. Elle prenait soin de ses deux protégés et n'était pas embêtée avec un mari car elle n'en avait pas. Le père de Yûniko les avait quitté juste à la naissance de celui ci. La jeune fille n'avait donc pas à subir l'obéissance excessive d'un père et Layuna était une personne peu contraignante. A chaque fois que Yûniko voulait voir ses amis il le pouvait à condition d'avoir de bonnes notes. Yûniko savait donc faire la part des choses. Et il était respectueux envers sa mère.


Mais la jeune fille ne sortait presque pas à l'exception d'aller chercher le pain, et encore si Yûniko l'accompagnait, sinon elle se mettait à pleurer et s'enfermait de nouveau dans sa chambre. Elle n'avait pas d'ami(e)s et ne connaissait personne.


Elle n'avait jamais été à l'école, elle avait trop peur du monde extérieur et le si peu qu'elle y ait été elle dessinait et quand le prof l'interrogeait elle ne répondait que par des hochements de tête. Elle avait toujours ce regard plus qu'effrayé. Même si elle n'allait pas à l'école. Depuis qu'elle avait été recueillit par Yûniko et Layuna elle ne parlait pas. Elle n'avait jamais laissée échapper le moindre son, le moindre bruit. Yûniko et Layuna s'y étaient habitués.

Mais cependant aujourd'hui c'était la rentrée au lycée et elle avait très peur. Yûniko fit sont apparition dans l'encadrement de la porte, mal réveillé. Il se frotta le visage d'une main et s'assit en face de la jeune fille. Il était toujours torse nus. Il prit un pot de confiture et l'ouvrit, il se rendit compte ensuite qu'il n'avait pas de cuillère. Il se releva donc, passa derrière la jeune fille et ouvrit le tiroir pour en prendre une. Il posa au passage un bisou sur la joue de la jeune fille et lui souri tout en s'asseyant de nouveau.

Yûniko -Sa va?

Elle hocha la tête.

Yûniko -Bon Layuna à fait une demande pour que nous soyons dans la même classe. On saura tout à l'heure si elle a été acceptée. Et si on est pas dans la même classe...

Il arrêta de parler et releva la tête. Il se rendit alors compte qu'une larme perlait le coin de son ½il. Elle se leva et voulu partir mais il la rattrapa juste à temps. Il la prit dans ses bras et elle ne résista pas. Ils s'entrelacèrent et il reprit son monologue.

Yûniko -Si on est pas dans la même classe je continuerai à te protéger et à m'occuper de toi. Je tiens à toi et je ne te laisserais pas tomber. Je t'aime petite s½ur.

Il la lâcha et alla se préparer. Il enfila un pantalon noir avec un haut foncé. Ils prirent leurs sacs et partirent à l'arrêt de bus à pieds. Le bus ne tarda pas. Ils montèrent dans le bus, s'assirent l'un à côté de l'autre et quelques minutes plus tard ils étaient au lycée.

Il faisait jour et le monde grouillait de partout tel une fourmilière. Il prit la main de sa s½ur et traversa la foule oppressante. Elle se revit alors, main dans la main avec Yûniko lorsqu'il l'avait emmené chez lui 13 ans auparavant. Aujourd'hui du haut de ses 16 ans elle était encore cet enfant perdue et effrayée. Ils avancèrent vers les pancartes qui indiquait les compositions des différentes classes et cherchèrent leurs noms. Quand ils les trouvèrent ils furent soulagés de voir qu'ils étaient dans la même classe. La sonnerie retentie alors et effraya la jeune fille qui regardait partout, apeurée, sans comprendre d'où ce son provenait. Yûniko prit de nouveau sa main et l'entraina dans le couloir qui menait à leur classe. Ils enlevèrent leurs chaussures, mirent leur chaussons et regardèrent par la fenêtre de la porte avant de rentrer.

Elle fit alors deux pas en arrière, elle ne voulait pas rentrer. A l'intérieur se tenait une trentaine d'élèves assis face à un prof assez vieux. Yûniko sentit le recul et la peur de sa s½ur. Elle lui lâcha la main et alla s'assoir le long du mur, contre le range chaussure, comme une petite fille apeurée. Ce qu'elle était. C'était une petite fille apeurée. Yûniko s'accroupit devant elle et lui prit la main. Elle releva la tête et vit cet ange face à elle, comme la toute première fois... Yûniko...

Yûniko -Il faut que nous rentions... p'tite s½ur... N'est pas peur je suis là...

Elle rabaissa la tête. Elle avait trop peur. Elle allait paniquer même si elle ne voulait pas, elle n'était pas bien, et si elle était victime d'Ijime comme elle avait entendu à la télévision la veille?

Yûniko -Ayumia...

A l'appel de son nom elle releva la tête. C'était la première fois. La première fois depuis très longtemps qu'elle ne l'avait pas entendu... Peut-être l'aurait-elle oublié un jour? Son nom... Elle plongea son regard dans celui de Yûniko et y trouva ce qu'il lui fallait. Elle se releva à l'aide de Yûniko et le serra dans ses bras.

Elle pouvait sentir son c½ur battre fort dans sa poitrine, le c½ur d'Ayumia était pareil et lui martelait les côtes. Elle l'aimait tellement fort... Il se desserra doucement de son étreinte et lui sourit.

Mais une question lui traversa l'esprit, jamais depuis qu'ils se connaissait elle n'avait parlée. Alors comment pouvait-il savoir son nom? ! Le garçon avait simplement regardé l'étiquette de son pull le jour de leur rencontre. Il était marqué dessus. Yûniko se retourna vers la porte et Ayumia le suivit un peu hésitante. Ayumia. Ce nom plaisait à Yûniko. Ce nom allait très bien avec la beauté de la jeune fille.

Yûniko -Ayumia... Je suis là...

Elle lui lâcha la main et le regarda, soutenant son regard. Elle se rapprocha, le serra une dernière fois dans ses bras et lui murmura à l'oreille.

Ayumia -Merci grand frère...

Trois mots depuis 13 ans. Yûniko était surpris très surpris mais il était heureux, très heureux. Enfin sa s½ur parlait.

chapitre trois ______ un nouveau départ

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 17:45

Modifié le vendredi 01 août 2008 17:47

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